jeudi 19 octobre 2017

Le CH s’effondre et perd... encore!

Adrian Kempe (Source d'image:PC)

Images of Francois Gagnon
Après une période, tout allait bien. Vraiment. Chambardés par Claude Julien avant la rencontre, les quatre trios multipliaient les bonnes présences, les défenseurs arrivaient à contenir les gros attaquants des Kings et Al Montoya, en relève à Carey Price, faisait ce que tout gardien doit faire lorsqu’il se retrouve dans l’action : il donnait une chance bien réelle à son équipe de gagner. C’était d’ailleurs l’égalité 1-1 lorsque les deux clubs ont retraité au vestiaire pour le premier entracte.

En deuxième, le Canadien s’est essoufflé. Mais en s’accrochant, il a su éviter le pire.

En troisième, comme l’a si bien décrit l’entraîneur-chef Claude Julien dans son point de presse d’après-match : « On s’est écroulé. »

Et comment!

Comme s’il était aussi normal pour les Kings qui surfent sur le meilleur début de saison de leur histoire de dominer le Canadien qu’il est normal pour la crème de remonter au-dessus du petit lait, la meilleure équipe a su profiter des erreurs de la moins bonne pour mettre le match hors de portée avec quatre buts de suite pour l’emporter facilement 5-1.

Dans la situation navrante qu’il traverse, le Canadien avait d’abord et avant tout besoin de gagner. Peu importe que ce soit mérité ou non, que ce soit beau ou non, il se devait de gagner. Il a perdu un match qu’il devait gagner. Et le voilà à un revers d’un autre voyage blanc dans l’Ouest américain et du spectre d’un retour à Montréal dans la tempête et la tourmente alors que les partisans ne peuvent se souvenir d’un aussi mauvais début de saison.

« On a mieux joué ce soir, mais il y a encore place à amélioration », a conclu le coach qui pouvait difficilement faire une remarque contraire…

Mes observations du match de ce soir :

  1. Une erreur qui a tout changé
  2. Le travail : la seule combinaison gagnante
  3. Galchenyuk a bien répondu... malgré tout
  4. Mettez-en que Mete est bon
  5. Al Montoya a éteint le feu

Chiffre du match : 6-3-1. Cette combinaison est loin, très loin, de représenter un tiercé gagnant pour le Canadien. C’est en fait sa production totale de buts marqués en premières, deuxièmes et troisièmes périodes depuis le début de la saison. Comme vous le voyez, cette production fluctue à la baisse plus le match avance. Vrai que la production de ses adversaires baisse elle aussi au fil du match, mais parce qu’ils ont globalement marqué 12, 8 et 6 buts, on n’a pas à chercher bien loin pourquoi le Canadien est 8e et dernier dans la division Atlantique, 16e et dernier au classement dans l’Association Est et bon dernier également avec un différentiel de moins-16 après sept matchs seulement.

Une erreur qui a tout changé

Je déteste imputer le poids d’une défaite à un seul joueur et de l’expliquer à l’aide d’un seul jeu. Car le hockey demeure un sport d’équipe et les jeux se multiplient tellement au fil des 60 minutes qu’une erreur ici ou là peut être corrigée par un coup d’éclat là-bas.

Mais quand un club est aussi fragile que le Canadien l’est en ce début de saison, une erreur peut tout changer.

Et c’est ce qui est arrivé mercredi lorsque Jordie Benn a eu la vilaine idée de foncer en zone ennemie pour tenter – j’insiste vraiment sur le verbe tenter – de contrecarrer une sortie des Kings.

Si Jordie Benn était un patineur qui file comme le vent sur la glace, s’il était doté d’un sens du hockey flirtant avec un sixième sens, qu’il avait une vision périphérique à la Wayne Gretzky, j’aurais pu comprendre qu’il décide de prendre une telle chance. Et encore.

Mais Benn, qui est lent comme une tortue, qui jongle avec la rondelle comme vous en moi jonglerions avec une grenade dégoupillée, est loin d’avoir un sens du hockey propre à un sixième sens. Très loin. Il l’a d’ailleurs prouvé en se lançant corps et âme en zone ennemie alors que son partenaire de travail du moment, Karl Alzer – qui n’est pas rapide lui non plus – était déjà en fond de territoire des Kings.

Vilaine idée de Benn vous dites? Grossière idée que je réponds!

Car à ce moment du match – mi-chemin en troisième période – alors que le Canadien s’accrochait à l’égalité de 1-1, les joueurs du Tricolore n’avaient pas le droit de commettre une bourde aussi gigantesque. Les Kings, qui n’en demandaient pas tant, ont profité d’une descente à deux contre Charles Hudon venu en relève aux deux arrières perdus dans l’espace pour marquer le but qui brisait l’égalité et qui a brisé les reins du Canadien. Qui lui a scié les jambes. Qui a dégonflé sa confiance. À tout le moins le peu de confiance dont il disposait.


Résultat : ce but a fait débarquer la chaîne qui s’est cassée pas longtemps après alors que les décisions douteuses multipliées par les joueurs de Claude Julien ont souri aux joueurs de John Stevens.

« On était dans le match. On avait obtenu beaucoup d’occasions de marquer. Mais de pauvres décisions et des prises de risque inutiles ont tout changé. On s’est ensuite effondrés », a convenu l’entraîneur-chef du Canadien.

Que faisait Benn au sein de la formation au lendemain de son retrait de l’alignement à San Jose?  Honnêtement, à titre de « bon vétéran » Benn ne pouvait prolonger son séjour sur la galerie de presse. Mais si je suis d’accord avec l’idée de le ramener au sein de la formation, je le suis beaucoup moins d’avoir gardé Joe Morrow en uniforme plutôt que Brandon Davidson.

Le travail : la seule combinaison gagnante

Claude Julien a pris une décision nécessaire en modifiant ses trios avant le match face aux Kings. On peut remettre en question certaines des permutations effectuées considérant qu’Ales Hemsky s’est retrouvé promu à la droite de Plekanec et Lehkonen alors que Gallagher et Hudon ont été relégués au quatrième trio avec Jacob De La Rose.

Gallagher et Hudon n’ont pas reçu de cadeau dans le cadre de ce remue-ménage. C’est clair.

Mais cette refonte des trios m’a surtout donné comme impression que l’état-major tenait à équilibrer les forces – ou les faiblesses – tout en insistant sur le fait que les numéros 1-2-3-4 étaient beaucoup moins importants que la qualité du travail et de l’effort déployés sur la patinoire.

Quand un club compte sur quatre trios qui travaillent, ses chances de marquer des buts ou du moins d’en marquer un de plus que l’adversaire – c’est encore de cette façon qu’on gagne au hockey faudrait peut-être le rappeler au CH – sont meilleures à défaut d’être bonnes.

Avec De La Rose entre eux, Gallagher et Galchenyuk ont travaillé. Beaucoup et bien. C’est pour cette raison qu’ils ont pu bourdonner autour de Jonathan Quick et qu’ils ont pu créer quelques bonnes occasions de marquer… sans y arriver.

Même chose pour le trio de Danault qui, complété par Paul Byron et Andrew Shaw, a non seulement donné au Canadien son seul but du match – c’est la troisième fois que le Tricolore marque le premier but de la rencontre, mais il n’a pas encore gagné (0-2-1) dans ces circonstances –, mais a peut-être été le meilleur trio du club.

Claude Julien a d’ailleurs indiqué que « les trios de Danault et De La Rose, avaient fait leur travail ».

Est-ce à dire que les deux autres ne l’ont pas fait? Ou pas assez? C’est la conclusion sur laquelle je saute à pieds joints.

Tomas Plekanec a été solide aux cercles des mises en jeu avec une efficacité renversante de 74 % (14 en 18), mais pour le reste son trio n’a rien cassé.

Que diable faisait Ales Hemsky au sein de ce trio? Bonne question. Je crois que l’état-major a décidé de miser sur une possible chimie entre les deux Tchèques, mais qu’il a surtout placé Hemsky, qui est loin de donner raison au Canadien de l’avoir embauché l’été dernier, dans une situation où ses compagnons de trio pourront lui servir de filet de sécurité.

Quant au premier trio, disons que Pacioretty et Drouin se sont encore cherchés sur la patinoire. Trop même. Le capitaine qui, comme l’an dernier, ne revendique qu’un but après sept matchs – il n’en revendique qu’un à ses 23 dernières parties si on ajoute aux matchs disputés cette saison, les six de séries éliminatoires contre les Rangers et les 10 dernières rencontres de saison régulière – n’est visiblement pas dans son assiette.

Claude Julien l’a d’ailleurs reconnu en indiquant ensuite que Pacioretty « doit trouver une façon de secouer sa torpeur. De ne pas attendre que les choses se replacent d’elles-mêmes. »

Galchenyuk a bien répondu... malgré tout

Après Gallagher, Lehkonen et Hemsky à quelques occasions, c’est finalement Alex Galchenyuk qui a amorcé la rencontre au sein du gros trio en compagnie de Drouin et Pacioretty.

Le fait que Galchenyuk soit demeuré au sein de ce trio confirme que le jeune américain qui se cherche cette année autant qu’il se cherchait après son retour au jeu en marge d’une blessure à un genou, l’an dernier, a disputé un bon match mercredi.

Non il n’a pas marqué. Mais il a été impliqué. Comme quelqu’un me l’a souligné sur Twitter pendant la rencontre, il semblait se dégêner.

Tant mieux.

Galchenyuk a démontré de belles choses hier. Il a bien réagi à la promotion qui l’attendait dans le vestiaire à son arrivée au Staple Center. Il a travaillé et patiné. Il s’est débattu. Il aurait pu décocher quelques tirs de meilleure qualité, mais les choses viendront certainement dans son cas.

Et les pénalités qu’il a écopées? Deux pénalités dont la deuxième pour coup de bâton – une décision sévère des officiels – qui ont fait mal au Tricolore car c’est lors de son deuxième séjour au cachot que Mike Cammalleri a nivelé les chances en fin de premier tiers.

Si je commence à me demander moi aussi si une réelle chimie peut s’installer entre Drouin et Pacioretty, et à me questionner sur le bien-fondé de faire jouer le capitaine en compagnie de Drouin, je me demande en même temps, si l’état-major ne devrait pas prolonger l’expérience de Drouin avec Galchenyuk sur sa droite et un autre candidat à la place de Pacioretty.

Vous savez déjà que je vois Galchenyuk sur le flanc droit. Avec Drouin qui peut plus facilement compléter des passes sur la droite que sur le flanc gauche, peut-être que Galchenyuk recevrait ainsi de bien meilleures et de bien plus nombreuses passes pour profiter de bonnes occasions de marquer.

On verra si les prochains jours nous aideront à définir la valeur du mot peut-être...

Mettez-en que Mete est bon

On le savait bon. Même très bon. Mais Victor Mete joue avec tellement d’aisance et d’assurance après ses sept premiers matchs dans la LNH, qu’il serait bien surprenant que le Canadien décide de le renvoyer dans les juniors avant la barre des 10 matchs.

Considérant que Mete occupe, et très bien à part ça, le rôle de deuxième défenseur à la gauche de Shea Weber, il serait non surprenant de voir Mete mettre le cap sur Windsor, mais il serait surtout ridicule de se passer de ses services et de le remplacer par un arrière moins talentueux qu’il ne l’est déjà.

Mete a obtenu une promotion en étant envoyé au sein de la première vague d’attaque massive. Une preuve que la direction a une confiance absolue en lui.

Mercredi, après que Shea Weber eut été pris à contrepieds en zone des Kings, Mete s’est dressé en défense pour faire avorter une dangereuse descente à deux contre un.

Ce jeu, aussi bon fût-il, ne l’assure pas encore d’une longue et fructueuse carrière dans la LNH. Mais il devrait l’assurer de franchir la barre des 10 matchs – un joueur peut alors être retourné à son club junior sans que son séjour dans la LNH ne soit pris en considération sur son contrat d’entrée – et peut-être aussi d’une place avec le grand club au-delà le championnat mondial junior.

Surtout si l’absence de David Schlemko – il a été opéré à un pouce – se prolonge.

Pas question de souhaiter du malheur à Schlemko ou au Canadien. Mais lorsque Sheldon Souray s’est fait opérer il y a plusieurs années pour guérir une fracture à un pouce – le genre de blessure dont semble souffrir Schlemko – son absence a été interminable en raison des nombreuses rechutes qui ont suivi la délicate intervention.

Al Montoya a éteint le feu

Même s’il était impératif de gagner à Los Angeles, mercredi, le Canadien a maintenu sa décision de soustraire Carey Price aux séquences de deux matchs en deux soirs.

C’est donc Al Montoya qui a affronté les Kings, mais le Canadien a perdu. Quand même.

Ce n’est pas la faute à Montoya si le Canadien a perdu. Loin de là. En bon adjoint qu’il est, Montoya a d’ailleurs effectué du très bon travail. Avant que le ciel de Los Angeles et les Kings ne lui tombent sur la tête avec leur poussée de quatre buts en fin de troisième, Montoya avait d’ailleurs mieux fait que son « patron et coéquipier » en n’accordant pas de mauvais but.

Montoya a fait son travail. Grand bien lui fasse.

Mais même si plusieurs partisans semblent déjà prêts à échanger Price, il faut que le Canadien lui redonne son filet dès vendredi à Anaheim et qu’il le lui redonne encore la semaine prochaine lors des visites successives des Panthers, des Kings et des Rangers au Centre Bell.

Price n’est pas à la hauteur de sa réputation depuis le début de la saison. C’est vrai. Mais c’est avec lui devant le but que le Canadien doit se sortir du merdier dans lequel il ne peut plus se permettre d’enfoncer davantage maintenant qu’il ne revendique qu’une victoire et trois maigres points après sept parties.

Al Montoya a éteint le feu. Bravo! Il faut maintenant que Price s’assure de rallumer la flamme qui relancera son équipe. Et c’est devant son filet en multipliant les arrêts qu’il y arrivera. Pas en regardant travailler Al Montoya.

dimanche 15 octobre 2017

Carey Price a ses torts et il l'avoue


AFP

Pierre Durocher
Le Canadien avait habitué ses partisans à des départs canon ces dernières saisons. Le dernier faux départ remonte à la saison 2011-2012, lorsque l’équipe avait amorcé la campagne avec une fiche de 1-5-2 pour la terminer au 15e et dernier rang du classement dans l’Est.
Vous vous souvenez d’Erik Cole? Il avait été le meilleur franc-tireur de l’équipe avec 35 buts en 2011-2012. Cole ne joue même plus au hockey!
Je ne pense pas que le Canadien nous réserve ce genre de saison, même s’il ne compte qu’une seule victoire à sa fiche après cinq matchs (1-3-1). Sauf que l’équipe de Claude Julien vient se compliquer l’existence en perdant ses deux matchs à domicile avant d’amorcer un voyage dans l’Ouest américain, où il n’a jamais été facile pour le Canadien de récolter des points.
L’équipe a disputé un bon match dans l’ensemble face aux Maple Leafs, dominant 34 à 22 au chapitre des tirs au but. Mais en prolongation, je vais toujours parier sur un club qui mise sur des joueurs comme Auston Matthews et William Nylander...
En ce samedi soir, Alex Galchenyuk et Jonathan Drouin ont enfin brisé la glace en comptant leur premier but de la saison (Drouin en a réussi un à Buffalo mais c’était dans une situation de tirs de barrage). Pour espérer tourner le coin, le Canadien devra obtenir un meilleur rendement de la part de joueurs clés comme Carey Price, Max Pacioretty et Shea Weber.
On aime écrire qu’un club est aussi bon que ses meilleurs éléments peuvent l’être et Price n’a été bon que lors du tout premier match à Buffalo. Le même soir où Pacioretty a inscrit son unique but de la campagne...
Il y a des rondelles que Price aurait pu arrêter lors de ces cinq premières rencontres. Un gardien comme lui ne peut pas s’afficher avec un piètre taux d’efficacité de ,885. Price a ses torts et il a admis ses péchés devant les journalistes après cette défaite de 4 à 3.
Le cas Galchenyuk
C’est toutefois le cas de Galchenyuk qui continue d’alimenter les conversations. Les amateurs aimeraient comprendre comment un jeune attaquant aussi talentueux peut moisir au sein d’un quatrième trio.
Le puissant tir des poignets qui a permis à Galchenyuk d’inscrire le deuxième but du Canadien, le premier en supériorité numérique, n’était pas celui d’un joueur de quatrième trio, n’en déplaise aux dirigeants du CH. C’était celui d’un véritable marqueur.
Bien sûr que Galchenyuk a ses torts, qu’il a tendance à tourner en rond sur la glace et à ne pas fournir un effort constant. Je suis toutefois de ceux qui trouvent que, dans une situation où l’attaque du Tricolore est en quête d’une meilleure production, le numéro 27 mérite mieux qu’une place au sein du quatrième trio aux côtés d’Ales Hemsky et de Jacob De La Rose.
J’ai croisé le légendaire Guy Lapointe après la première période, au salon des Anciens. «Quel superbe tir de Galchenyuk! Il devrait l’utiliser chaque fois qu’il en a la chance. Il devrait se montrer un peu plus égoïste.»
Je lui ai répondu que les chances de marquer sont rares au sein d’une quatrième ligne d’attaque...
Le Canadien a encaissé un quatrième défaite consécutive, mais Claude Julien a aimé ce qu’il a vu de sa troupe.
«On s’en va dans la bonne direction, a-t-il commencé par dire lors de son point de presse. On en a assez fait pour récolter la victoire. On aurait eu besoin d’un peu de chance. C’est toutefois à nous de la créer. Il ne faut pas se décourager.»
Partisans du Canadien, ayez la foi! :)

lundi 9 octobre 2017

Un peu de positif malgré tout


PHOTO AFP
Le vétéran Henrik Lundqvist a réussi un arrêt spectaculaire en deuxième période.


Jonathan Bernier
Le trio de Tomas Plekanec semble le plus menaçant. Il a obtenu 11 des 34 tirs du Canadien.
« Nous avons créé plus d’occasions de marquer. Les chances sont là. C’est à nous de travailler plus fort et de faire tourner la chance de notre côté. »
– Tomas Plekanec
« C’est difficile d’obtenir des occasions de marquer. Donc, lorsqu’on en obtient, on sait que la rondelle va finir par entrer dans le filet. »
– Charles Hudon
L’effort y était face aux Rangers, mais ce n’était pas suffisant aux yeux du capitaine.
« Ce n’est que deux défaites. Il faut demeurer positif. Mais en même temps, il faut avoir la volonté d’améliorer notre jeu. On ne peut pas sauter sur la patinoire, exécuter des jeux faciles et faire seulement ce que l’on attend de nous. On doit aspirer à plus. »
– Max Pacioretty
Le Canadien s’est vu refuser deux buts. L’entraîneur n’a pas voulu remettre en question le verdict de l’officiel mais...
« Sur le deuxième, je trouve qu’il a pris sa décision rapidement. Je ne crois pas qu’il ait passé beaucoup de temps à regarder si (Pacioretty) avait été poussé ou si le gardien avait exagéré. »
– Claude Julien
Brandon Davidson a disputé son premier match de la saison. Il a remplacé Mark Streit.
« Il a connu un camp très moyen, mais ce soir, il était bon. C’est le Davidson que nous avons vu l’an dernier. »
– Claude Julien

Desharnais, pour la deuxième fois
David Desharnais a affronté son ancienne équipe pour la deuxième fois de sa carrière dimanche. La première était survenue le 12 mars dernier, alors qu’il portait les couleurs des Oilers d’Edmonton. L’attaquant québécois, blanchi de la feuille de pointage, avait alors été utilisé pendant 12 minutes et 11 secondes. Après presque huit saisons complètes avec le Tricolore, Desharnais, âgé de 31 ans, a été échangé à la formation albertaine le 28 février dernier en retour des services du défenseur Brandon Davidson. Sans contrat à la fin de la saison, Desharnais a été embauché par les Rangers au début de juillet, signant un contrat d’un an évalué à environ un million de dollars.
Desharnais a été sollicité dimanche pendant près de 13 minutes contre le Canadien et a remporté 6 des 10 mises en jeu auxquelles il a pris part.
Deux buts refusés
Le Canadien croyait bien avoir ouvert le pointage à la sixième minute de la première période lorsque la rondelle s’est faufilée derrière Henrik Lundqvist. La reprise vidéo a toutefois démontré qu’Andrew Shaw avait dirigé le disque derrière la ligne rouge à l’aide de son patin. À peine cinq minutes plus tard, un deuxième but a été refusé au Tricolore lorsqu’après visionnement, les officiels ont jugé que Max Pacioretty avait créé de l’obstruction à l’endroit du gardien des Rangers. La formation locale aura finalement inscrit le seul but de la période, avec moins de trois minutes à faire. Un but chanceux crédité à la fiche de Brady Skjei, après que la rondelle eut ricoché sur la jambe du défenseur Shea Weber avant de se loger derrière Carey Price.
Et l’attaque, elle ?
Quand on parle du Canadien depuis le début de la saison, il est souvent question de sa défense vulnérable. Mais que dire de son attaque anémique ? En trois matchs, le Tricolore a inscrit un total de trois buts en six périodes et, qui plus est, deux de ses buts (Phillip Danault à Buffalo et Brendan Gallagher à Washington) ont été marqués en désavantage numérique. Le seul but inscrit par le Canadien à armes égales en trois matchs est celui de Max Pacioretty contre les Sabres jeudi dernier.
Encore Weber
Sans surprise, Shea Weber a été le joueur le plus sollicité des deux équipes dimanche soir à New York. Le défenseur du Canadien a été utilisé pendant 24 min 18 s. Karl Alzner (20,35), Jeff Petry (20,17) et le capitaine Max Pacioretty (20,17) ont tous joué pendant plus de 20 minutes.
Le prochain à partir ?
Le visage des Rangers a changé au cours des derniers mois avec le départ des Dan Girardi, Derek Stepan et Antti Raanta notamment. Le prochain à partir, selon certains de nos confrères de New York, pourrait bien être le vétéran Rick Nash, qui a tout de même réussi cinq lancers dimanche contre le CH, le plus haut total de son équipe.
Le seul match
La rencontre de dimanche au Madison Square Garden était la seule inscrite au calendrier de la journée de dimanche dans la LNH. La veille, 30 des 31 formations du circuit étaient à l’œuvre. Quelle équipe n’a pas joué samedi ? Les Bruins de
Boston. Le Canadien, qui est rentré à Montréal après la rencontre de dimanche, accorde une journée de congé à ses joueurs après avoir disputé deux matchs en deux soirs. Le prochain match aura lieu demain soir et marquera la rentrée de l’équipe devant ses partisans à l’occasion de la visite des Blackhawks de Chicago.